

La digitale pourpre est une plante européenne, et peut-être l’avez-vous croisée au hasard de vos promenades dans nos campagnes, à l’orée d’un bois ou en montagne. Cultivée depuis longtemps dans les jardins, la plante a été améliorée pour donner des fleurs plus grandes, une hampe florale plus haute et plus florifère.
Les fleurs formées de pétales soudées en tube bilabié, ressemblent à des clochettes de 5 à 6 cm de long. La lèvre inférieure de la fleur est plus longue pour permettre aux insectes d’atterrir. Cette lèvre est tachetée de macules rondes souvent contrastées, elle attire notamment les bourdons. La pollinisation est ainsi assurée
Son nom dérive du latin digitus ("doigt") car la fleur des digitales s'adapte facilement à l'extrémité d'un doigt humain.
Cette plante est d’ailleurs connue sous d'autres noms en rapport ou non avec les doigts : "Dé de Bergère", "Gant de Bergère", "Gant de Notre-Dame", "Doigtier", "Gantelée", "Gantière", "Gantillier", "gobe-mouche" ou encore "queue de loup".
C'est William Withering (1741-1799), médecin et botaniste britannique, qui découvrit un peu par accident la digitaline en 1785, digitaline contenue dans les feuilles de digitales. L'utilisation thérapeutique moderne de cette molécule sera rendue possible grâce aux travaux de cristallisation du pharmacien et chimiste français Claude-Adolphe Nativelle




