

Le saïmiri commun également appelé singe écureuil, est un petit singe arboricole au pelage court et dense, de couleur olivâtre sur la partie supérieure du corps. Adoptant une forme de calot, le poil est vert foncé sur la tête et le front, et descend en favori sur la partie arrière des joues qui sont claires. Une fourrure courte et blanche cerne les yeux noirs, formant comme un masque. Les oreilles sont petites mais bien décollées, et prolongées de longs pinceaux blancs, tandis que le museau prolongeant la tête ronde est cerclé de sombre. Les dents sont petites et pointues, adaptées à un régime insectivore. Le poil est couleur olive sur le dos et cette teinte va en dégradé dans les tons de beige sur les flancs. La queue est longue mais non préhensile sauf chez le juvénile. Le singe perd cette faculté en arrivant à l’âge adulte. Les pattes postérieures sont longues, et les antérieures, munies de mains aux longs doigts adaptés à la préhension, sont un peu plus courtes.

Le saïmiri commun vit en troupes composées d’une douzaine à une centaine d’individus. Ce sont les femelles qui dirigent les déplacements et qui maintiennent l’unité des groupes. Les mâles, plus indépendants sauf à la période de reproduction, restent en périphérie. Il n’existe aucune hiérarchie marquée même si certaines femelles marquent une supériorité évidente. Celles-ci restent dans leur groupe d’origine alors que les mâles émigrent à la maturité sexuelle. Le singe est très actif et curieux. C’est un arboricole diurne qui évolue dans les frondaisons avec une rapidité et une aisance stupéfiantes. Il empreinte généralement les mêmes pistes qu’il marque d’empreintes odorantes et peut passer de la canopée au niveau du sol en quelques bonds. Mais on l’observe rarement à terre. C’est un animal social et grégaire mais assez individualiste, car il ne pratique pas le « grooming » (toilettage) qui, habituellement permet de réduire les tensions et de resserrer les liens du groupe.
La survie de la sous-espèce à dos rouge, Saimiri oerstedii oerstedii, est menacée au Costa Rica et au Panama. La déforestation en est la cause principale. L’emploi des pesticides, le développement du tourisme, le trafic animalier et les lignes à haute tension ont également contribué à la baisse dramatique des effectifs. Le singe écureuil descend rarement au sol et la fragmentation de son territoire due aux coupes franches, l’aménagement de routes et l’installation de pylônes électriques ont gravement perturbé l’équilibre des groupes. Les singes se retrouvent ainsi emprisonnés dans des « îlots » qu’ils ne peuvent quitter, appauvrissant leur patrimoine génétique et survivant des maigres ressources que leur offre ce patchwork forestier